Pour un salaire de 3 500 euros brut mensuel, le montant de l’allocation chômage (ARE) se calcule en trois étapes : déterminer le salaire journalier de référence, appliquer la formule de calcul, puis déduire les prélèvements sociaux. Le résultat dépend aussi de la durée de cotisation et, depuis le 1er septembre 2026, du motif de rupture du contrat.
Salaire journalier de référence (SJR) : la base du calcul ARE
Le salaire journalier de référence est la première valeur à calculer. France Travail divise la somme des salaires bruts perçus sur la période de référence par le nombre de jours calendaires correspondant, congés et week-ends inclus.
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Pour un salarié ayant perçu 3 500 euros brut chaque mois de manière continue, le SJR s’obtient en divisant le total brut de la période par le nombre de jours calendaires. Sur une base mensuelle de 30 jours, ce calcul donne un SJR d’environ 115 euros. Ce chiffre sert ensuite de base aux deux formules de l’allocation journalière.
Formules de calcul de l’allocation journalière brute
France Travail retient le montant le plus élevé entre deux formules :
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- Formule 1 : 40,4 % du SJR, auquel s’ajoute une partie fixe de 13,11 euros par jour. Pour un SJR de 115 euros, cela donne environ 59,5 euros par jour.
- Formule 2 : 57 % du SJR, soit environ 65,6 euros par jour pour le même SJR.
La formule 2 étant plus favorable ici, c’est elle qui s’applique. L’allocation ne peut pas dépasser 75 % du SJR, ni descendre sous le plancher de 31,59 euros par jour fixé pour 2026.
En multipliant l’allocation journalière par 30, on obtient une estimation mensuelle brute d’environ 1 968 euros. Ce montant est brut : des prélèvements s’appliquent avant versement.
Du brut au net : prélèvements sur l’ARE pour un salaire de 3 500 euros brut

L’ARE est soumise à deux prélèvements principaux. Une cotisation retraite complémentaire d’environ 3 % est prélevée à la source. Au-dessus d’un certain seuil de revenu de référence, la CSG et la CRDS s’appliquent à un taux combiné de 6,7 %.
Pour un profil à 3 500 euros brut, le montant estimé de l’allocation dépasse généralement le seuil d’exonération de la CSG. Le montant net effectivement versé se situe donc nettement en dessous du montant brut affiché par le simulateur. Une fois ces deux prélèvements appliqués, le taux de remplacement par rapport au salaire net réel tourne autour de 70 % selon les concurrents qui ont vérifié ces calculs sur données réelles.
Durée d’indemnisation et rupture conventionnelle : ce qui change depuis septembre 2026
La durée maximale d’indemnisation dépend du nombre de jours travaillés sur la période de référence et de l’âge du demandeur. Pour un salarié de moins de 55 ans ayant travaillé de manière continue, la durée maximale atteint 24 mois dans le régime général.
Depuis le 1er septembre 2026, une modification importante concerne les ruptures conventionnelles individuelles. Les salariés dont le contrat prend fin par ce motif relèvent de nouvelles durées maximales de 15 ou 20,5 mois selon leur situation, et non plus du régime général à 24 mois.
La date de fin de contrat joue sur deux variables simultanément. D’abord, elle détermine si le salarié relève des nouvelles règles (fin de contrat au 1er septembre 2026 ou après) ou de l’ancien régime. Ensuite, elle fixe le point de départ du délai de carence, qui repousse la date du premier versement effectif de l’ARE.
Une rupture conventionnelle signée après le 1er septembre 2026 peut donc réduire la durée totale des droits de plusieurs mois par rapport à un licenciement intervenu à la même période, pour un même profil de salarié. Ce n’est pas anodin sur un calcul à 3 500 euros brut : la différence représente plusieurs milliers d’euros d’indemnisation totale.
Paramètres qui font varier le montant final de l’allocation chômage
La simulation à 3 500 euros brut repose sur un cas standard : contrat à temps plein, période de référence complète, absence d’indemnités de rupture significatives. Plusieurs situations modifient le résultat.
- Indemnités de rupture et congés payés non pris : leur montant entre dans le calcul du délai de carence spécifique. Plus ces indemnités sont élevées, plus le premier versement de l’ARE est décalé dans le temps.
- Temps partiel ou interruptions de carrière : si la période de référence inclut des mois à temps partiel ou des arrêts non rémunérés, le SJR calculé sera plus bas que celui d’un temps plein continu à 3 500 euros brut.
- Age de 55 ans ou plus : la période de référence prise en compte par France Travail passe de 24 à 36 mois, ce qui peut augmenter le SJR si les salaires passés étaient au moins aussi élevés.
Pour ces raisons, le simulateur officiel de France Travail reste l’outil de référence pour obtenir une estimation personnalisée. Il intègre la date de fin de contrat, les indemnités réelles et le motif de rupture, ce que aucune grille générique ne peut reproduire fidèlement.
Tableau de simulation pour un salaire de 3 500 euros brut
Le tableau ci-dessous résume les valeurs estimées pour un profil standard, sans interruption de carrière ni indemnités de rupture exceptionnelles, sur la base des règles de calcul en vigueur en 2026.
| Indicateur | Valeur estimée |
|---|---|
| Salaire brut mensuel | 3 500 euros |
| SJR estimé | environ 115 euros |
| Allocation journalière brute (57 % du SJR) | environ 65 euros |
| Allocation mensuelle brute estimée | environ 1 950-1 970 euros |
| Durée maximale (régime général, moins de 55 ans) | 24 mois |
| Durée maximale (rupture conventionnelle post-sept. 2026) | 15 ou 20,5 mois |
Ces estimations s’appliquent à une situation standard. Le montant net réel, après CSG-CRDS et cotisation retraite, sera inférieur au brut affiché. La date du premier versement dépend du délai de carence propre à chaque dossier, que seul France Travail peut calculer précisément à partir des bulletins de salaire et de l’attestation employeur.

